le blog de geraldinebosne

12-07-07

Dati, Badinter...deux mondes, deux visions....

voici les propos de Badinter à propos des réformes annoncées par Rachida Dati au sujet de la récidive....encore des textes, encore de la répression....toujours le même ton, toujours les mêmes visions erronnées, étroites d'esprit, inspirées d'une certaine catégorie d'habitants de cette planète,  de ces maitres du monde qui croient pouvoir tout régler par le fouet !!!!!

"C'est la première fois que vous intervenez dans cet hémicycle, madame la Garde des Sceaux, et je considère avec sympathie votre accession à la Chancellerie. J'y vois un symbole extrêmement important de l'intégration républicaine à laquelle nous sommes tous très attachés.

Pourtant, j'aurais souhaité que vous fassiez vos débuts sur un autre texte. Il ne manque pas de sujets brûlants : ainsi en est-il de la réforme de la carte judiciaire, ou de la situation dans nos prisons pour laquelle nous souhaitons depuis très, trop longtemps une loi pénitentiaire. Vous auriez rencontré alors nos critiques, mais aussi notre volonté constructive.

Mais le texte que vous nous soumettez est inutile, implicitement vexant pour la magistrature et, ce qui est plus grave encore, potentiellement dangereux.

Inutile ? C'est une évidence. Nous ne vivons pas dans un désert législatif. Tous les Gardes des Sceaux, tous les parlementaires, tous les citoyens souhaitent qu'on lutte contre la récidive. D'ailleurs, le législateur n'est pas resté inactif et il n'a pas pris conscience en mai de cet état de fait.

Durant les trois années écoulées, nous n'avons pas eu moins de trois textes à examiner concernant la lutte contre la récidive : il y a eu Perben II en mars 2004, il y a eu celui de votre prédécesseur, Pascal Clément, tout entier consacré au traitement de la récidive, en décembre 2005 et, il y a quelques mois, le ministre d'État, ministre de l'intérieur de l'époque, nous a présenté un texte sur la prévention de la délinquance dans lequel figurait nombre de dispositions sur la récidive. Tous vos prédécesseurs ont-ils cédé à une quelconque tentation laxiste ? Les commissions des lois du Parlement auraient-elles négligé des mesures importantes pour lutter contre la récidive ? Certainement pas !

La nécessité de ce texte n'apparaît donc pas, à moins que vous ne taxiez vos prédécesseurs d'incompétence, ce que je ne crois pas. Les effets de ces lois se sont-ils révélés décevants ? Nous n'en savons rien puisqu'il n'y a pas eu d'études ni de suivi de ces textes. Le Conseil d'État l'a, à juste titre, fait remarquer. Cette loi n'a pas non plus été précédée d'une étude d'impact, notamment sur la situation carcérale à venir.

Vous dites que ce texte est l'expression de l'engagement du Président de la République. Certes, il vient d'être élu, mais ce n'est pas pour autant qu'il a raison sur tous les points de son programme !

Revenons à l'essentiel. Un texte doit répondre à une finalité. D'ailleurs, l'article 8 de la Déclaration des droits de l'Homme ne dit pas autre chose : « La Loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires ». Dans le rapport de notre commission figure un tableau très intéressant relatif aux peines actuellement prononcées en cas de récidive. Les magistrats disposent-ils des moyens légaux pour prononcer les peines que le législateur souhaite qualifier de plancher ? Sans aucun doute. Ils peuvent d'ores et déjà prononcer les peines que vous souhaitez instaurer.

Alors, pourquoi ce texte alors que les moyens existent déjà ? La deuxième partie du tableau présenté par notre rapporteur retrace la pratique au regard des peines prévues. Pour les crimes, les magistrats et les jurys vont très au-delà des peines plancher. La qualité de récidiviste n'est apparemment pas la meilleure carte à jouer pour susciter l'indulgence d'une cour d'assises. Concernant les crimes, ce texte ne sert donc à rien. Reste la question des délits. Dans ce domaine, la moyenne des condamnations est effectivement très en-dessous des peines plancher que vous voulez instaurer. Si les magistrats ne les prononcent pas, c'est qu'ils jugent, en leur âme et conscience, en fonction des circonstances et de la diversité des êtres humains. N'oublions pas qu'ils engagent leur responsabilité morale.

C'est pourquoi, lors de nos auditions, pas une voix ne s'est élevée au sein des associations de magistrats pour réclamer l'instauration de ces planchers. Ils nous ont tous demandé instamment de ne pas les prévoir. Et cependant vous le faites. Pourquoi ? Parce que vous estimez que les décisions des magistrats ne satisfont pas aux attentes du gouvernement et du Président de la République.

Il veut donc adresser aux magistrats une sorte d'injonction, en fonction de ce qu'il estime nécessaire en matière de sanction. Lorsqu'il s'adressait à la Nation en tant que candidat, chacun comprenait que les peines plancher ne concerneraient que les délits les plus graves. Alors, certes, vous avez ouvert une fenêtre, que dis-je, un interstice afin de sauvegarder le principe constitutionnel de la liberté des magistrats. Mais soyons réaliste : lorsqu'une loi dit aux magistrats les peines qu'ils doivent prononcer, au minimum, pour les récidivistes, tout en leur donnant aussi la possibilité d'aller en-dessous si ils motivent leur décision, que croyez-vous qu'il va se passer ? Si le juge décide, en son âme et conscience, de ne pas appliquer la peine plancher, il prendra un risque. Si le récidiviste commet un nouveau crime ou délit, qui sera stigmatisé ? Qui verra sa responsabilité engagée devant l'opinion publique et le gouvernement ? Le magistrat ! Certes, il existe des âmes intrépides et des coeurs courageux, mais gageons que la plupart ne prendront pas le risque de subir des critiques stigmatisantes et s'aligneront.

C'est pourquoi j'ai parlé, dans mon propos introductif, du caractère inutilement blessant de ce texte à l'égard des magistrats, car il sous-entend qu'ils sont laxistes et qu'ils n'appliquent pas, ou mal, la loi. Certes, la magistrature française n'a pas que des vertus, mais elle a beaucoup plus de qualités que celles que l'on veut bien lui reconnaître et le laxisme ou la faiblesse à l'égard des récidivistes ne sont en rien ses caractéristiques.

Ce texte est inutile et vexatoire, je l'ai dit. Mais, ce qui est plus grave, il est dangereux. Car il va accroître la surpopulation carcérale. Or, vous connaissez la situation actuelle : plus 18 % de prisonniers au cours des cinq dernières années. Nous en sommes à 63 500 détenus et les prévisions font état de 20 % de plus dans les prochaines années. Les maisons d'arrêt et les centres de détention connaissent un taux de remplissage qui va de 120 à 200 %. Le rapport sur la récidive rédigé par la Commission d'analyse et de suivi de la récidive, présidée par le professeur Jacques-Henri Robert, rappelle que les peines plancher instaurées aux Etats-Unis et au Canada n'ont pas eu les effets escomptés.

Nous savons -le constat est ancien- que le premier foyer de récidive, c'est la prison ; que dans les maisons d'arrêt surpeuplées se côtoient dans la même cellule de vieux chevaux de retour et des primo-délinquants, des professionnels du crime et des jeunes qui sortent de prison avec des adresses et des leçons. Vous jouez avec ce texte au pompier pyromane ; on comprend pourquoi vos prédécesseurs n'avaient pas voulu de peines plancher.

Nous pensons, nous, que la vraie question est celle de la signification de la récidive. C'est évidemment une faute du récidiviste, mais c'est aussi un échec qui le dépasse, un échec familial et social, un échec de l'institution judiciaire elle-même. Comment y remédier, sinon en agissant pour une réinsertion réussie ? Les procédures qui la permettent ont été multipliées ces dernières décennies, libération conditionnelle, semi-liberté, placement à l'extérieur, mais elles sont insuffisamment mises en oeuvre, faute de moyens ; éducateurs, travailleurs sociaux, médecins psychiatres sont trop peu nombreux. Nous luttons avec des textes, nous produisons du papier là où il nous faudrait combattre avec des professionnels.

Avec ce projet de loi, madame la garde des Sceaux, vous vous fourvoyez si vous croyez ainsi réduire la récidive. Lutter contre ce phénomène est avant tout affaire de moyens, donc de volonté politique. Nous ne voterons pas ce mauvais texte."

                    Discours prononcé au Sénat le 4 juillet par Robert BADINTER en ouverture du débat sur la récidive.

Et dire qu'il va falloir supporter ces gens, au pouvoir, pendant ...cinq ans !!!!!!!!!!!!!!!!  Peut-être pas Rachida ...........

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04-07-07

ce soir, la vedette c'est...

KWIKWI !!!!

identit_kristen

Félicitations à toi, fiston...tu viens d'obtenir "à l'arrache ! " (au rattrapage ) ce p.... de bac S, et me voilà bien ravie !!!

Tu vas pouvoir faire des grasses, grasses, grasses matinées...encore plus tranquille qu'avant !

Tu vas pouvoir te réjouir en pensant à la tête de certains de tes profs ...et comme je te comprends !

Tu vas pouvoir laisser derrière toi ces "années lycée" qui t'ont "gonflé" souvent....

Maintenant , les choses sérieuses commencent !!!

fete_simpsonsc'est la fête !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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02-07-07

Quand Ouest-France change de ton !!!!

Pas très habituée à des articles comme ceux-ci, je crois intéressant de les souligner ...le petit président agace, semble-t-il !!!

Paru dans l' édition du lundi 02 juillet 2007
source:  http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet.php?idDoc=421986

Que peuvent faire les députés ?

Avec un Président omniprésent, comment s'équilibrent les pouvoirs ? Dans le régime américain, les pouvoirs du Président sont fortement limités par le Parlement. Celui-ci doit approuver nombre de nominations-clés, tient le budget, peut mettre le Président en accusation pendant l'exercice de son mandat. Dans le régime parlementaire britannique, le Parlement se trouve constamment dépossédé. Le scrutin majoritaire à un tour écrase le petit Parti libéral (hélas, le seul à être européen !). Le parti majoritaire est soumis au Premier ministre. Ce n'est pas par hasard que celui qui s'assure qu'ils votent - et votent bien - est appelé whip, le fouet. Les députés britanniques sont des « godillots » (1). Ils savent que, sans le parti, ils n'auraient aucune chance d'être réélus.

Ici, la volonté de respecter l'opposition est affichée. Dans la nouvelle Assemblée, un socialiste va présider la Commission des finances. Il reste que la majorité absolue dont dispose l'UMP ne lui donne guère de liberté d'action, non à cause de l'opposition, mais en raison de l'écrasant pouvoir du président de la République. Il se veut chef du gouvernement, initiateur des lois jusque dans leurs détails et l'un des deux numéros un de l'UMP, Jean-Pierre Raffarin, vient d'affirmer qu'« il n'y a qu'un patron à l'UMP, c'est Sarkozy ».

Alors, que peuvent faire les députés ? Réponse claire : prendre leur métier au sérieux. Le cumul les empêche d'être pleinement disponibles. Or, 253 députés sur 577 sont maires, 155 conseillers généraux, 91 conseillers régionaux. De toute façon, ils peuvent exercer leur fonction d'intermédiaires. Faire remonter les soucis et les désirs de leurs électeurs, expliquer à ceux-ci la politique du pouvoir et aussi - ce que Robert Buron, dans Le plus beau des métiers, considérait comme une tâche prioritaire - leur traduire les textes administratifs.

Exercer aussi un contrôle, clair en Grande-Bretagne, mais ignoré en France, sur le suivi de la législation : que de décrets d'application en retard de plusieurs années ou pas vraiment conformes au texte de la loi ! Combien de circulaires ministérielles, notamment à l'Éducation nationale, modifient jusqu'aux décrets d'application !

Prendre au sérieux les moments de dialogue que devraient être les questions orales et, pour cela, rompre avec la tradition du Palais-Bourbon qui veut qu'un débat qui n'aboutit pas à un vote n'a, au fond, aucune raison d'être. Prendre au sérieux, enfin, leur droit d'amendement et aussi celui de l'opposition. Même si, à la demande du gouvernement, ils sont repoussés, les débats qu'ils auront suscités ne seront pas inutiles (si, toutefois, les médias jouent le jeu...).

Tout cela ne constitue pas un vrai pouvoir. Mais, puisque l'UMP a accepté l'idée d'une toute-puissance présidentielle, les autres organismes ne peuvent aspirer qu'à des miettes. Sauf le Conseil constitutionnel dont l'existence a permis de démentir la formule célèbre d'un député socialiste : « Vous avez juridiquement tort, puisque nous sommes politiquement majoritaires. » Le législateur ne peut pas tout, même s'il est soumis à la volonté présidentielle.

(1) Le Petit Robert dit que le mot est né en 1876. Alexis Godillot était un fournisseur de l'armée. Sens familier :
inconditionnel, qui marche sans discuter.

*****

Paru dans l' édition du lundi 02 juillet 2007
source : http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet.php?idDoc=421985

Demain, les trois coups d'un été politique

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La déclaration de politique générale de François Fillon ouvre demain la session extraordinaire du Parlement où seront débattus une partie des projets du candidat Sarkozy.
Pas de vacances pour la politique française. Le Parlement se réunit à partir de mardi en session extraordinaire. Sans doute jusqu'au 3 août. Il est vrai qu'il était en vacances depuis février. La législature avait été suspendue pour cause de campagne présidentielle et législative. Pour leur nouveau mandat, les députés ont du pain sur la planche : examiner les promesses électorales de Nicolas Sarkozy traduites, sitôt son élection, en projets de loi. Le président de la République, homme pressé et coureur de plat, va enfin profiter de sa majorité absolue pour mener à bien ses chantiers. Adepte de la théorie des cent jours d'état de grâce, il tient à aller le plus loin possible en peu de temps. L'été, est donc mis largement à profit. il est vrai qu'il a plutôt une météo de rentrée.

François Fillon face aux parlementaires

Comme si cela ne suffisait pas à son bonheur, le président de la République se rend aujourd'hui à Strasbourg. Il tiendra, à 18 h 30, une réunion publique, comme au bon vieux temps de la campagne électorale. Son discours sera consacré à l'Europe. Entre le sommet de Bruxelles et la rédaction du nouveau traité, dont la responsabilité échoit à la présidence portugaise, les Français auront droit à la version Sarkozy. Deux semaines après l'interview de TF1, l'occasion, pour le Président, de rester au contact des Français, d'occuper le terrain. On sait qu'il brûle de pouvoir s'adresser au Parlement, ce qu'interdit la Constitution. Il faudra patienter pour la réformer.

Le lendemain, ce sera donc le tour de son Premier ministre, François Fillon, de lui chiper la vedette. Ouvrant la session parlementaire par une déclaration de politique générale suivie d'un vote engageant, sans risque, la responsabilité de son gouvernement, le Premier ministre va tenter de se donner un peu d'air face à un Président omniprésent, appliquant son programme électoral à la lettre, et avec lequel ont commencé les premiers couacs. On l'a vu sur le dossier de l'autonomie des universités, dont le projet a été repoussé d'une semaine, ce n'est pas François Fillon qui a repris le contact avec les représentants des universités, c'est Nicolas Sarkozy lui-même, volant au secours d'une ministre débutante, Valérie Pécresse, qui manquait de marge de manoeuvre.

François Fillon s'est retiré au château de Rambouillet, la demeure « secondaire » présidentielle que lui laisse royalement Nicolas Sarkozy qui a pris possession de celle affectée habituellement à l'hôte de Matignon, la Lanterne, à Versailles. Il y a préparé un discours qu'il sait attendu. Dans la forme, plus que dans le fond, largement exposé. Sera-ce celui du Fillon en campagne législative, agressif ? Ou celui du Premier ministre ayant besoin de rassurer et de convaincre avant de laisser les Français prendre des vacances ? En tout cas, l'un de ses prédécesseurs, qui fut partisan de coller à l'Élysée, lui conseille de n'être « pas trop long ». C'est Jean-Pierre Raffarin, devenu numéro un bis de l'UMP et désireux de se faire entendre. Sénateur, il écoutera le discours d'investiture au Palais du Luxembourg, prononcé par Jean-Louis Borloo, le ministre d'État.

Et bien oui, le petit Président finira bien par se faire quelques ennemis ici et là....j'attends ....

Posté par vivianev à 12:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

30-06-07

sarko...ci; Sarko...là

Un temps de silence s'imposait...et j'ai donc déserté !!!! En effet, le petit président me saoule , sa surmédiatisation aussi...

Je me demande pourquoi ces textes existent ,extraits de notre constitution

"

Titre III - Le Gouvernement

Art. 20. - Le Gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation.

Il dispose de l'administration et de la force armée.

Il est responsable devant le Parlement dans les conditions et suivant les procédures prévues aux articles 49 et 50.

Art. 21. - Le Premier Ministre dirige l'action du Gouvernement. Il est responsable de la Défense Nationale. Il assure l'exécution des lois. Sous réserve des dispositions de l'article 13, il exerce le pouvoir réglementaire et nomme aux emplois civils et militaires.

Il peut déléguer certains de ses pouvoirs aux ministres.

Il supplée, le cas échéant, le Président de la République dans la présidence des conseils et comités prévus à l'article 15.

Il peut, à titre exceptionnel, le suppléer pour la présidence d'un Conseil des Ministres en vertu d'une délégation expresse et pour un ordre du jour déterminé.

Art. 22. - Les actes du Premier Ministre sont contresignés, le cas échéant, par les ministres chargés de leur exécution.

Art. 23. - Les fonctions de membre du Gouvernement sont incompatibles avec l'exercice de tout mandat parlementaire, de toute fonction de représentation professionnelle à caractère national et de tout emploi public ou de toute activité professionnelle.

Une loi organique fixe les conditions dans lesquelles il est pourvu au remplacement des titulaires de tels mandats, fonctions ou emplois.

Le remplacement des membres du Parlement a lieu conformément aux dispositions de l'article 25."

En effet, le gouvernement ne gouverne plus, il est aux ordres...et le seul qui  serait plus légitime que d'autres, parce que non-cumulard avec un mandat parlementaire, pour cause de défaite, ne figure plus dans le gouvernement ...

Autrement dit, la constitution , on s'en tape, dit le petit président !!!   "Moi, je ", c'est la nouvelle formule!!!

sarko_site_3_7d4bcimage d'emprunt chez Florian Rouliès ...

Alors? laissons le héros se fatiguer...il finira bien par s'étaler un jour ou l'autre...un jour où la vodka sera ....(ah! allez, on va pas faire la mauvaise langue ce soir !!!)

Pour revenir dans la vie, la" vie en vrai", la  vie quotidienne, et pour ne pas laisser la poésie et l'art dans les oubliettes , je propose un petit tour sur ce blog ...cet après midi, l'auteure  de ces collages exposait à Saint-Briac... et même si le temps était maussade dehors, les toiles exposées dedans mettaient du soleil au coeur, réchauffaient l'atmosphère....

Bravo Catherine pour ce long travail de patience....original, coloré, surprenant ....

Posté par vivianev à 21:37 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

14-06-07

l'ère Sarkozy a commencé...l'état UMP est à venir..

avec une profession de foi qui ne laisse rien au hasard ....il suffit de la lire ligne par ligne , mais avec la bonne clé !

Ces gens là sont si fourbes qu'il disent le contraire de ce qu'ils feront, donc de haut en bas: à l'UMP, nous disons que...

A l'UMP, nous accomplissons ce que nous promettons.

Seuls les imbéciles peuvent croire que

nous ne lutterons pas contre la corruption.

Parce que, il y a quelque chose de certain pour nous:

L'honnêteté et la transparence sont fondamentales pour atteindre nos idéaux.

Nous démontrons que c'est une grande stupidité de croire que

les mafias continueront à faire partie du gouvernement comme par le passé.

Nous assurons, sans l'ombre d'un doute, que

la justice sociale sera le but principal de notre mandat.

Malgré cela, il y a encore des gens stupides qui s'imaginent que

l'on puisse continuer à gouverner

avec les ruses de la vieille politique.

Quand nous assumerons le pouvoir, nous ferons tout pour que

soit mis fin aux situations privilégiées et au trafic d'influences

nous ne permettrons d'aucune façon que

nos enfants meurent de faim

nous accomplirons nos desseins même si

les réserves économiques se vident complètement

nous exercerons le pouvoir jusqu'à ce que

vous aurez compris qu'à partir de maintenant

nous sommes avec Nicolas Sarkozy, l'homme de "la rupture tranquille".

et de bas en haut, la vérité...

On nous dit que le Président est sobre, voire abstinent, et pourtant !!!! sa conférence de presse à la fin du G8 aura permis une bonne partie de rigolade à la planète toute entière ...les vidéos circulent...

Et bien , si nous devons, en plus , le voir souvent comme ça ...on pourra dire que la France est tombée bien bas !

Posté par vivianev à 19:26 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

05-06-07

L'ère Sarkozy a commencé....Hirsch va-t-il déchanter?

RELIRE CE TEXTE NE MANQUE PAS D' A PROPOS...aujourd'hui que Monsieur Martin Hirsch a accepté de venir au service du roitelet...

"Sans-grade" et élites face à face

de Martin Hirsch, maître des requêtes au Conseil d’Etat et président d’Emmaüs France.

"Quand on fréquente le milieu des classes dirigeantes et celui des "sans-grade", on ne peut être que frappé par un double désarroi, parfaitement symétrique. Là-haut, la France est décrite comme dans un état "préinsurrectionnel".

"N’est-ce pas que cela va exploser ?" , dit-on dans les dîners. "Cela ne pourra pas durer longtemps comme cela !" , renchérit-on sur les terrasses. "Quand pensez-vous qu’aura lieu l’insurrection ?" , interroge-t-on dans les couloirs des cabinets ministériels. Parmi les sans-grade, le sentiment prévaut que rien ne change, que les mêmes erreurs sont commises par les élites, où l’aveuglement règne. Ils s’étonnent de ce mélange de réflexe suicidaire et d’une immortalité qui fait penser aux séries de science-fiction : quoi qu’il arrive, on les retrouve toujours. C’est d’ailleurs l’un des paradoxes de la situation politique française, bien connu mais mal analysé : nous sommes le pays dans lequel chaque élection depuis vingt ans aboutit à la défaite de ceux qui sont en place, mais où la classe politique se renouvelle le moins. Nous cumulons les inconvénients de l’instabilité avec ceux de la sclérose !

Il est curieux de voir ainsi les classes dirigeantes intérioriser aussi fortement le principe d’une insurrection, comme si elle était justifiée et méritée ! Il est aussi surprenant de voir l’indulgence du peuple et, finalement, sa faible mobilisation, signe d’une crainte plus que d’une confiance. Alors, plutôt que de prédire ou d’attendre le soulèvement, essayons de voir ce qui pourrait agir sur le climat et l’améliorer.

Premier constat frappant : la question des inégalités a été évacuée du débat politique. Il ne suffit pas de s’indigner à grands cris, face à la "révélation" du montant des indemnités de départ d’un grand patron ou de gloser sur le concept de discrimination positive pour faire renaître le sentiment de justice.

Il faut remettre la question des inégalités au cœur du débat politique. Lesquelles sont inacceptables, par nature, selon leur niveau, ou en fonction de leur caractère transitoire ou durable ? Lesquelles seraient légitimes ? Comment agir sur leurs causes et non pas simplement atténuer leurs effets ? On ne peut pas réformer un pays quand flotte un sentiment d’injustice ni être exigeant vis-à-vis de l’effort, sans convaincre que celui-ci est équitablement réparti.

L’absence de discours structurant sur les inégalités accroît les frustrations et décrédibilise toute action réformatrice. Les écarts d’espérance de vie entre catégories sociales sont forts en France et s’accentuent. Comment, dans ces conditions, retarder uniformément l’âge de la retraite ? Quant à ce qui est reproché aux hauts revenus, ce n’est pas tant qu’ils sont hauts, c’est surtout qu’ils continuent à augmenter quand pauvreté et chômage s’aggravent. Il ne suffit pas de dire qu’il y aurait d’un côté des personnes surprotégées qui feraient obstacle à toute réforme, favoriseraient les rigidités de la société, jalouses de leur statut, au détriment de tous les précaires. Ce discours sous-entend qu’automatiquement, un peu moins de protection pour les uns se traduirait par un peu plus de facilité et de stabilité pour les autres. Or, on constate au contraire une diffusion des phénomènes de précarité.

Inégalités et protections sont les deux paramètres-clés du contrat social. Faute de doctrine sur les unes et sur les autres, le débat sur le modèle social reste superficiel et hypocrite. C’est le deuxième point sur lequel il faut insister.

Notre fameux modèle social ! Qui peut prétendre de bonne foi que notre système social mérite ce qualificatif ? Nous avons simultanément des dépenses élevées, des déficits qui se creusent, un chômage haut, une pauvreté qui s’étend, et des inégalités qui ne s’atténuent pas.

Résultat ? Toute somme supplémentaire investie dans notre dispositif ne provoque pas un gain réel de protection. Quant aux réformes, déclenchées au nom de l’efficacité, elles ne se traduisent pas par une maîtrise durable des dépenses, mais provoquent des inégalités supplémentaires, parfois insidieuses. N’oublions pas que la réforme des retraites se fait précisément au moment où l’on voit remonter le nombre de ceux de plus de 60 ans qui vivent au-dessous du seuil de pauvreté. Quant à la réforme de l’assurance-maladie, ses économies sont virtuelles, ses menaces sur l’égal accès aux soins sont sérieuses.

Dans ce contexte, les attaques comme les défenses du "modèle français" sont souvent à la fois vicieuses et maladroites, comme en atteste la rhétorique sur la Grande-Bretagne. Ce pays connaît une évolution plus favorable que la nôtre en partant de plus bas. Ainsi, la vraie question n’est pas de savoir s’il faut ou non imiter Tony Blair ­ qui a permis aux pauvres de voir leurs revenus augmenter plus rapidement que les riches ­ mais plutôt si, et comment, on peut éviter la purge sociale thatchérienne. Que ceux qui pensent que, pour faire du blairisme, il faut passer par le thatchérisme le disent et l’assument. Que ceux qui prétendent éviter la purge sociale expliquent comment. C’est en cela que la référence à la dynamique du Royaume-Uni peut être intéressante et déboucher sur trois questions fondamentales.

Un : comment faire pour que le retour au travail se traduise systématiquement par un gain de revenus, sans pour autant diminuer la protection des chômeurs et des allocataires de minima sociaux ?

Deux : comment passer d’un système uniforme de médiocre compensation financière de l’exclusion à un accompagnement personnalisé et contractualisé des personnes en difficulté ?

Trois : comment faire en sorte que la notion de sécurité sociale professionnelle soit autre chose qu’un slogan mais connaisse un véritable contenu ?

En d’autres termes, existe-t-il une autre voie que l’accroissement des inégalités et la réduction des protections, même transitoires, pour faire redémarrer la croissance et l’emploi ?

Mais pour pouvoir s’atteler à ces chantiers, encore faut-il des pouvoirs publics capables d’agir. On sous-estime leur faiblesse ! Car si la situation est si désespérante, c’est aussi parce qu’on a le sentiment que même les meilleures politiques, à les supposer conçues, ne pourraient pas être mises en oeuvre. L’Etat est moins respecté, parce qu’il ne satisfait pas aux deux conditions qui inspirent le respect : la justice et l’efficacité. Incapacité à décider, peur de la concertation, impuissance masquée par des incantations vaines ou de la communication spectaculaire.

Participent du même phénomène les soupirs nostalgiques poussés au sommet de l’Etat ­ par les politiques comme par les hauts fonctionnaires ­ sur leur propre impuissance à faire bouger la machine et le malaise des hussards ­ grognards de la République, qu’ils soient enseignants ou travailleurs sociaux, confrontés quotidiennement à des situations graves auxquelles ils ont trop rarement le moyen d’apporter des solutions.

L’Etat n’a pas tiré pour lui-même les conséquences de la construction européenne et de la décentralisation. Prendre une décision aujourd’hui s’apparente à ouvrir un coffre muni de quatre serrures, avec quatre détenteurs de clés, jamais là au même moment. Les conseils généraux ont des compétences en matière sociale, mais l’appareil statistique ne permet pas à un président de conseil général de connaître le nombre d’enfants pauvres dans son département. Le droit au logement opposable ne voit pas le jour, notamment parce qu’on ne saurait pas quelle collectivité désigner comme responsable. Dans un pays construit autour d’un Etat fort, les dysfonctionnements de la machine d’Etat sont plus graves qu’ailleurs.

D’où cette fuite en avant législative. La palme de l’année dernière revient à la loi qui a créé le revenu minimum d’activité : le nombre de députés qui l’ont votée est supérieur au nombre de personnes qui en ont bénéficié !

Aujourd’hui, la complexité est telle qu’il faudra bien, dans la même période, transformer drastiquement notre organisation administrative et s’attaquer aux problèmes de fond.

Pour cela, on a besoin de politique. C’est d’ailleurs une des leçons du 29 mai. On décrivait un désintérêt pour la politique ? Erreur de diagnostic ! Il existe un appétit énorme pour le débat politique, qui va de pair avec un mépris pour la discussion politicienne. Chacun semble désormais attendre 2007 comme l’échéance de toutes les chances. Avec le risque d’un nouveau rendez-vous manqué s’il s’agit simplement de croire en l’homme providentiel, au motif qu’il a le verbe haut, ou de penser qu’un nouveau rejet d’une majorité sortante vaudrait adhésion à un projet calqué sur les revendications du moment.

La société civile a une lourde responsabilité : c’est elle qui contraindra notre classe politique à tirer véritablement les leçons des désaveux successifs pour que se construise un véritable projet de société. Reprenons la question des Jeux olympiques. Le problème n’est pas de savoir si Albion a été perfide et Paris injustement évincée. Le véritable sujet d’angoisse, c’est que, pour les Britanniques, les JO étaient une cerise sur le pudding alors que, pour la France, c’était le gâteau lui-même, les circenses faisant office de panem .

Pour la prochaine échéance politique, nous n’avons pas sept ans pour nous préparer, mais deux courtes petites années. Il va falloir jouer serré. On ne peut pas dire que pour l’instant le dossier "France 2007" soit très consistant."


texte emprunté au journal "le monde"

DEUX ANS APRES, et depuis que l'homme est " à la barre du navire ", je me demande bien comment il va s'y prendre pour faire changer les choses, en face d'un petit président bien décidé à faire porter le chapeau aux plus faibles et continuer de protéger les plus riches, les plus forts...Toutes ses annonces actuelles vont dans ce sens ...On ne prête qu'aux riches, comme le veut le dicton, et on continue d'asservir les "sans-grade", les faisant travailler plus quand ils travaillent, et  les montrant du doigt quand ils ne le peuvent pas!

Le petit président veut une France de propriétaires, quand M. Hirsch cherche un toit pour les sans abris...pas vraiment sur la même longueur d'ondes, pas sur la même planète non plus, je suppose, ces deux -là...ils ne naviguent sans doute pas dans les mêmes eaux, ni sur les mêmes bateaux....wait and see !!!!!!!!!!!!!!

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